Tous les chemins martiniquais mènent aux rhums 

  • l'équipe beforgo
  • l'équipe beforgo
  • le 22 février 2017
Martinique

 

Tous les chemins martiniquais mènent aux rhums 

Cher voyageur, si vous êtes un véritable épicurien, prêt à faire découvrir à votre gosier les charmes des Caraïbes, cet article est pour vous !


Cap sur la Martinique, cette merveilleuse île colorée où riment farniente, cuisine créole épicée et surtout rhum à volonté. Arrivé à Fort-de-France, la capitale, il est recommandé de louer immédiatement une voiture pour le séjour tout entier. En effet, large de 350 km de côte, la Martinique est plus facilement accessible du nord au sud si l’on est véhiculé.
C’est parti pour la première étape de notre périple, au sud de l’île, à la découverte de la Maison de la canne. Situé sur la commune des Trois îlets, ce musée retrace l’histoire de la canne à sucre depuis le milieu du XVIIe siècle. Au programme, une exposition permanente retraçant trois siècles d’économie est proposée aux visiteurs, pour leur permettre de prendre conscience de l’histoire de l’île et d’apprendre par la même occasion à reconnaître les différents rhums. Le rhum agricole, (blanc , vieux ou paille), fabriqué dans les Antilles françaises et obtenu par distillation puis fermentation du jus de canne à sucre, a pignon sur rue depuis plusieurs siècles. Tant et si bien que les Martiniquais furent les premiers insulaires à acquérir le label AOC, en 1996.

Si la route du rhum est désormais à portée de main, un petit détour par la plage du Diamant s’impose, chaleur oblige. La quiétude règne dès lors que l’on aperçoit l’immense étendue de sable blanc et l’eau couleur lagon, mais attention toutefois aux rouleaux qui pourraient bien vous surprendre, malgré ce décor de carte postale. Après cette petite baignade salutaire, les plus courageux iront crapahuter jusqu’au Morne Larcher, à Anse Cafard, histoire d’apercevoir le magnifique panorama sur la baie du Diamant.
Cette découverte vous aura mis en appétit ? A la bonne heure ! Rendez-vous chez Case Coco à Sainte-Luce. Les accras maison, le lait de coco et le poulet boucané raviront sans aucun doute vos papilles. Une fois la panse bien remplie, il est déjà temps de reprendre la route des rhums, avec une première escale aux Trois Rivières. Cette plantation, surmontée d’un pittoresque moulin à vent, distillait en 1635 du rhum blanc agricole, élaboré à partir de pur jus de canne à sucre, qui dorénavant est produit par la Maison La Mauny.
Si vous continuez votre séjour dans le sud, n’oubliez pas de faire trempette aux Salines (tôt le matin de préférence, afin d’éviter les compatriotes métropolitains), ni d’user vos chaussures de randonnée jusqu’à la Savane des Pétrifications. Dépaysement garanti.


Les plus gourmands reprendront la route des dégustations vers le centre-est de l’île, à la découverte d’autres visites alcoolisées comme celle de la très réputée distillerie Clément. Située au François, cette ancienne habitation sucrière renferme des chais de vieillissement du rhum, un parc botanique luxuriant, mettant en valeur un patrimoine industriel hors du commun. Entouré de flux, le voyageur flâne au gré des senteurs et des anecdotes des guides. Une activité qui donne envie de continuer sa route plus au nord, et de longer la côte est pour découvrir la dernière sucrière en activité : l’usine du Galion. Qu’il est bon de sentir l’odeur du sucre roux et les effluves uniques du Grand Arôme !
Pendant que certains se hâteront de partir en kayak , du Robert jusqu’à l’îlet Chancel, d’autres termineront leur séjour par une promenade bucolique au Jardin de Balata afin admirer le coucher du soleil, ou par l’ascension de la Montagne pelée, le seul volcan actif de la Martinique, haut de 1395 mètres, et qui constitue le point culminant de l’île.
Quant à nos téméraires voyageurs à la gorge sèche, ils vivront les dernières heures ambrées de ce marathon du goût. En effet, après avoir visité la distillerie de Macouba nommée JM, véritable temple du Rhum Vieux, nos assoiffés clôtureront leur périple au nord de La Martinique, autour des cuves familiales de Neisson, connues pour abriter le meilleur rhum blanc de l’île, ou de Depaz, entre Le Carbet et Saint-Pierre, un haut-lieu réputé pour son rhum doré.
Le rhum, c’est bon, mais, rappelons-le, avec modération !

Martinique

Ma boutique services

Mes devis

Et vous, qu'en pensez-vous ?

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *